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L’hypervigilance et la saturation à la souffrance chez l’intervenant

Par Julie Fournier, travailleuse sociale psychothérapeute

En pleine heure du souper, la plus vieille de nos filles émet un cri d’horreur dans le salon et tire le chandail de son père pour qu’il voie un vidéo sur YouTube : « pauvre petit! Tu imagines, il va mourir! Papa, maman, venez voir! ». Connaissant son intérêt pour les vidéos d’animaux en détresse, je sens alors le rythme de mon cœur s’accélérer et BAM, ça me rentre dans le corps. Je vire les talons et lui dis « ah non! Je veux pas voir ça : je suis plus capable! ».

 

À vrai dire, je ne savais même pas de quoi avait l’air ce vidéo, mais je savais qu’il impliquait un drame quelconque. J’ai alors appris qu’il s’agissait d’une maman chienne qui tentait de sauver son petit en grattant frénétiquement le sol proche d’un trou dans lequel le pauvre était tombé. À voir la profondeur de celui-ci, il ne pourrait pas s’en sortir seul sans une aide extérieure. Le genre de vidéo qui m’aurait soudainement projeté dans l’horreur de la scène où je me serais moi-même vue comme une maman chienne essayant de sauver mon petit chiot à moi.

 

Sauf que dans mon scénario à moi, mon chiot pourrait très bien être mon bébé fille de 8 ans qui part coucher chez une amie dont je ne connais pas les parents – sous-entendre le père ! – et dont je me demande si je n’ai pas été assez rigoureuse pour retracer les antécédents du gars qui fermera la lumière de sa chambre ce soir.

 

Ce pourrait tout aussi bien être mon conjoint qui part sur la route et qui me fait au revoir de la main alors qu’à cet instant même, je sois en train de l’imaginer avec un terrible accident sur l’autoroute 20.

 

Et ce pourrait tout aussi être mon gars qui part en tournoi de hockey avec un entraîneur un peu trop sympathique à mon goût- vous savez, le genre d’entraîneur qui fait ça depuis 15 ans et qui pourrait très bien passer aux nouvelles un de ces quatre. Quand je vois mon gars partir avec sa poche de hockey et que ledit entraîneur me fait un au revoir, j’essaie de décoder tout signe qui pourrait me laisser entrevoir un danger et je l’imagine penser tout bas « t’inquiètes fille, je vais m’en occuper de ton garçon (rire démoniaque en arrière-plan) ». J’y pense alors en me couchant le soir pendant que mon conjoint ronfle comme un tracteur alors que lui, il n’y a même pas pensé une seconde. Je vais peut-être même pousser l’audace en le réveillant et lui demandant: toi, qu’est-ce que t’en penses du coach? Vous devinez certainement sa réponse, qui sera fort probablement décevante et du genre : ah, il est super!  Allez dort!

Oui, c’est étrangement décevant.

 

Avouez que ça vous est déjà arrivé d’y penser vous aussi.

 

Avouez que ce genre de flash vous a déjà envahi et que vous avez douté pendant une fraction de seconde de votre santé mentale. Ça vous prend dans le détour sans crier gare puis ça repart. Vous n’en faites pas de cas, et surtout, n’en parlez pas vraiment à vos collègues. Tout d’un coup que vous seriez seul(e) à le vivre aussi intensément? Parce qu’il faut être honnête : quand ça vous prend, c’est comme un coup de 2X4 derrière la tête. Ça peut être pas mal intense et durer plusieurs longues minutes! Et parfois même, ça vous trotte dans la tête et vous avez de la difficulté à penser à d’autre chose puisque les idées de scénarios dramatiques partent en vrille dans votre tête. Et une fois que ça part, c’est difficilement arrêtable.

 

Prenez une bonne inspiration.

Du calme.

Ça va aller.

Deux phénomènes bien plus communs que vous ne le croyez

Tout d’abord, vous devez savoir que ce que nous vivons est commun.

D’une part, avec les années, nous sommes plusieurs à ne plus être tolérants envers ce genre de vidéo qui envoie des images qui impliquent une souffrance, un décès tragique ou tout élément extrême associé à des enfants ou des animaux en détresse. On est juste saturés, plus capables, voire intolérants.

 

D’autre part, ce qu’on appelle glorieusement « l’expérience » peut également nous amener cette hypervigilance qui se réveille dans les situations au quotidien, que vous soyez au travail ou non. S’y accompagnent parfois des flashs de scénarios catastrophiques totalement improbables (bon ok, statistiquement, ils sont réalistes, mais simplement peu probables!) qui suscitent en vous une vague de stress qui vient puis qui repart.

 

Lorsque je donne des formations sur la fatigue de compassion ou le rétablissement d’un traumatisme, les intervenants sont souvent surpris d’apprendre que ces phénomènes sont fréquents chez les intervenants. Lorsque je leur demande si cette expérience résonne en eux, la plupart du temps, ils me répondent que oui. C’est donc dire que nous ne sommes pas seuls à les vivre, mais qu’on garde souvent cette expérience comme un secret bien gardé. Parce qu’avoir ce genre de flashs, on n’en parle pas dans les cours à l’université ou à la cafétéria avec fierté : et si j’étais au bout de mes capacités? Devrais-je quitter mon emploi? Mais pour faire quoi?

 

C’est pourtant une expérience commune à notre milieu.

 

Et si nous ouvrions les portes de notre vécu pour le partager entre nous? Je suis convaincue que nous en sortions grandi(e)s et encore plus fort(e)s.

 

Quelques explications…

 

D’abord, prenons le temps de bien comprendre ce qui se passe.

 

L’exposition à outrance

Avec les médias sociaux, nous sommes constamment exposés à des images de drames humains (ou canins!). Que ce soit aux nouvelles le soir, dans les téléséries dramatiques aux grandes heures d’écoute, sur les chaînes YouTube, vidéos Facebook, etc… Bien des gens consomment ce matériel de façon quotidienne et apprécient ces séries qui nous dévoilent un drame après l’autre: c’est d’ailleurs ce qui les fait vendre, ne cherchez plus!

Ces histoires sont un divertissement pour le commun des mortels alors que pour vous et moi, c’est un rappel des éléments de votre pain quotidien qui traite de souffrance humaine ou animale (les plus récentes études sur la fatigue de compassion incluent aussi la détresse animale, ce qui implique donc qu’on peut souffrir d’être exposé au long court à la souffrance animale, tout comme celle des êtres humains). L’équation est simple : être exposé de 8h00AM à 22h00 à de telles souffrances amène un effet d’accumulation. Et notre cerveau retient ces informations qui doivent par le fait même être classées au même titre que les autres informations qui s’ajoutent à votre charge mentale.

 

L’entraînement à évaluer le risque… et intervenir quand c’est déjà trop tard

Comme intervenants, nous sommes entraînés à évaluer les différents risques possibles pour notre clientèle : compromission, suicide, passages à l’acte hétéroagressifs et j’en passe.

Puis, nous sommes entraînés à intervenir pour répondre à ces risques, tenter que le pire n’arrive pas.

Pour ensuite être présents lorsque c’est déjà trop tard et accompagner les gens dans leurs épreuves.

 

Nous sommes donc non seulement exposés aux risques, mais aussi aux conséquences de ces risques. Et même si les risques d’être frappé par la foudre sont énormément faibles, si vous rencontrez constamment des gens qui l’ont vécu, nécessairement, vous êtes plus sensibilisés aux conséquences et voudrez les éviter. Cela s’applique à la foudre, mais aussi aux agressions de toute sorte, à la maladie, aux accidents et à la détresse en général en fait.

Pas étonnant que nous devenions hypervigilant(e)s et à la fois saturé(e)s des drames humains.

 

La honte d’être celle ou celui qui n’est pas fait(e) assez fort(e)

Brené Brown est une de ces auteures que j’affectionne tout particulièrement. Elle a passé sa carrière à étudier la honte et ce qu’elle nous partage est crucial dans la compréhension de cette hypervigilance et de cette saturation : la honte est une émotion universelle. Moins on la comprend et plus elle exerce du pouvoir. Brown est d’ailleurs sans équivoque : le fait que nous soyons des êtres grégaires nous amène à être constamment à la recherche d’acceptation et de reconnaissance par nos pairs.

 

Lorsque cette hypervigilance, cette saturation à la souffrance d’autrui ou tout simplement un épuisement professionnel survient, nous avons souvent le réflexe de nous inquiéter de ce que nos pairs penseront. S’en suit souvent une forme à différent degré d’isolement, qui vient diminuer les possibilités de partages et de sentiment de ne pas être seul. La honte devient donc un élément qui renforce notre isolement face à ces manifestations et qui nous empêche de connecter avec l’humanité commune de cette expérience. Et quand ce n’est pas le regard d’autrui qui nous préoccupe, c’est notre petite voix intérieure qui se charge de nous discréditer ou semer le doute quant à notre « normalité ». Peut-être que je ne suis pas faite pour ce travail? Peut-être que j’ai fait telle ou telle chose qui m’a rendu dans ce sal état? La compassion est si facile à offrir aux autres. Mais qu’en est-il de celle envers nous-même?

 

Apprendre l’hypervigilance, un jour à la fois…

Ce qu’on oublie également, c’est que cette hypervigilance nous a été apprise dans nos cours, puis entraînée dans nos stages, pour ensuite être alimentée dans nos travaux respectifs. Balayer la pièce de droite à gauche au lieu de gauche à droite, garder nos distances sécuritaires, ne pas dévoiler d’information personnelle. Tous ces petits détails relèvent d’une valse bien coordonnée d’apprentissages qui visent à nous garder en sécurité. À la longue, elle devient une seconde nature et c’est bien ainsi : c’est une compétence bien entraînée. Difficile alors de retourner chez soi le soir sans vraiment en garder une certaine partie. La question que plusieurs se posent alors est : à partir de quand doit-on s’inquiéter? Qu’est-ce que je peux faire?

 

Qu’est-ce que je peux faire?

Se poser les bonnes questions :lorsque je parle d’hypergivilange chez les intervenants, je réfère souvent les gens aux questions suivantes : est-ce que cette hypervigilance te cause de la détresse? Envahit-elle les activités que tu aimais avant? Jusqu’à quel point elle altère ton fonctionnement au quotidien? Parce qu’identifier les portes de secours dans un cinéma, on est plusieurs à le faire. Mais les fixer sans profiter de son film, c’est autre chose.

Bien comprendre cette hypervigilance, c’est d’abord et avant tout comprendre la place qu’elle prend dans nos vies et jusqu’à quel point elle peut être incapacitante.

Savoir reconnaître le trauma vicariant et aller chercher de l’aide au besoin

Si vous travaillez dans le domaine du traumatisme ou êtes exposé au long court à du matériel à caractère traumatique, vous êtes probablement au fait qu’il existe le phénomène de trauma vicariant. Celui-ci s’actualise principalement par des réactions traumatiques à de l’information spécifique données par un client (McCann et Pearlman, 1990). Les intervenants qui en souffrent développent des manifestations similaires à leur clientèle au vécu traumatique (reviviscences, évitement, état d’alerte). Si vous vous sentez concerné(e) par cet état, n’hésitez pas à aller demander de l’aide à un professionnel. Sachez toutefois que de savoir reconnaître les autres phénomènes associés aux risques (fatigue de compassion, épuisement professionnel par exemple) de la pratique de l’intervention est également recommandé, puisque ceux-ci peuvent se ressembler à bien des égards dans la façon de les vivre au quotidien sans toutefois nécessiter les mêmes attentions. Comprendre les gains secondaires de la pratique de l’intervention, tel que la résilience vicariante, est aussi une façon de prendre soin de soi autrement qu’en évitant les facteurs de risque ou en travaillant nos saines habitudes de vie. D’ailleurs, continuer sans relâche de miser sur les habitudes de vie a pour effet nocif de responsabiliser à outrance les intervenants quant à leur souffrance. Des contextes organisationnels et environnementaux exercent eux aussi un poids sur les épaules de nos intervenants et il faut arrêter de dissimuler cette réalité.

 

Abattre le mur de la honte :parlez de ce que vous vivez à des collègues en qui vous avez confiance. Cela aura le bénéfice de vous connecter avec des expériences humaines similaires et aussi d’être accueilli dans votre vécu. Le soutien et la reconnaissance sociale sont des facteurs de protection puissants pour nos clients souffrants de traumatisme. Ils le sont tout autant pour vous, chez collègues.

Cerner ses limites et se respecter : cerner ses limites et se respecter nécessite d’abord de s’être questionné avec humilité sur les déclencheurs- s’il y en a- de votre hypervigilance ou de votre saturation. Puis de respecter nos limites qui peuvent être passagères ou plus durables. Eh oui, cela comporte une certaine forme d’évitement. Si pour vous, écoutez des téléséries ou vidéo YouTube dramatiques vous cause de l’anxiété avant de vous coucher, la solution est peut-être plus simple et accessible que vous le pensez.

Prendre le temps d’accueillir : que ce soit pour l’hypervigilance ou la saturation, un des premiers moyens à déployer et d’accueillir ceux-ci. Prendre le temps de ressentir l’inconfort ne veut pas dire l’alimenter, mais bien de simplement l’accueillir. Et si vous voulez aller plus loin, vous pouvez également tenter d’identifier quelle émotion vous envahit. Cela vous dit vaguement quelque chose? Oui, vous avez bien compris. Ce sont les mêmes outils que nous déployons pour nos clients qui souffrent de traumatisme. Encore une fois, l’humanité commune nous rattrape chers amis.

Techniques d’ancrage : lorsqu’un flash vous frappe de plein fouet et que vous sentez l’inconfort monter, il y a plusieurs choses que vous pouvez faire. Nous ne les verrons pas en profondeur ici, mais sachez que plusieurs techniques existent et se recoupent en fait. Ma préférée implique de regarder autour de vous : que voyez-vous? Que sentez-vous? Qu’entendez-vous? Connectez-vous à vos cinq sens et à l’univers qui vous entoure. La logique de cette technique est de vous ramener où est-ce que vous êtes dans le moment présent. Elle vise à vous ramener dans le ici et maintenant et non dans votre scénario catastrophe.

Autocompassion : l’autocompassion a cette force de nous ramener dans le moment présent, dans l’aspect commun et humain de notre expérience tout en nous offrant du réconfort à nous de nous.Entraînez-vous à l’appliquer autant que vous vous êtes entraîné à vous mettre en sécurité. Cela a l’impact de rééquilibrer votre investissement : on gère les facteurs de risque, mais aussi de protection. C’est une question d’équilibre! Et pour en savoir davantage, je vous réfère à mon autre article de blogue qui porte spécifiquement sur l’autocompassion…

 

Sur ce, prenez bien soin de vous et rappelez-vous : vous n’êtes pas seul(e). Brisez les tabous, partagez avec vos collègues et prenons soin de nous.

 

Chaleureusement,

Julie

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Le double standard de la compassion

La compassion est au cœur de nos professions.

Quand on questionne une étudiante ou jeune intervenante sur les raisons qui les poussent à aller vers leur profession, on entend généralement une réponse du genre « pour aider les gens ».

 

Dans notre domaine, on a la compassion au naturel. C’est bien connu!


La compassion est naturellement associée à nos professions. On l’utilise même en l’affichant comme étant l’une de nos principales caractéristiques dans les campagnes publicitaires visant à renflouer nos rangs. Nous ne pouvons pas être contre la vertu: qui voudrait recevoir de l’aide de quelqu’un qui n’en a pas?

 

 

"La compassion, c’est la volonté de voir l’autre 

se dégager de sa souffrance"

Elle fait partie de nos fonctions respectives, de nos organisations d’appartenance et de nos plans d’intervention. Les critères de réussite, ça vous dit vaguement quelque chose? Pour plusieurs d’entre nous, c’est notre pain quotidien.

Et, parlant de pain quotidien. Il n’est pas surprenant de rappeler que nos professions- à tout le moins celles des travailleuses sociales et infirmières- ont pris racine il y a plusieurs décennies dans le travail des religieuses, qui consacraient leur vie au don de soi sans compter envers la communauté. Peut-être que cette logique a-t-elle encore quelque chose à voir avec cette compassion qu’on offre dans le cadre de notre travail et qui parfois, peut nous mener à bout de souffle.

Toujours est-il que dans l’ombre de cette dite compassion, toutefois, se trouve un ingrédient tout aussi important, qui devrait être appris dès notre jeune âge, qu’importe nos allégeances professionnelles futures. 

 L’autocompassion

L’autocompassion, selon Neff (2018), implique d’agir de la même façon envers soi-même qu’on le ferait pour les autres dans des moments difficiles. Lorsqu’on vit un dur moment, au lieu de simplement ignorer sa souffrance ou se critiquer, on doit s’arrête et s’accorder un peu de douceur. Combien d’entre-nous prenne vraiment le temps d’accueillir cette douleur et de se dire : « vraiment, c’est un moment difficile. Comment pourrais-je rendre tout cela plus confortable et prendre soin de moi? »

 

Et pourquoi est-il important de l’acquérir si on est un aidant?

Dans nos cursus scolaires, on nous apprend à professionnaliser la compassion envers les autres. On nous parle toutefois peu de celle que nous devrions nous accorder, malgré qu’elle soit un antidote actif contre la fatigue de compassion (Beaumont et coll., 2016) et que son application régulière soit associée à la résilience, au bonheur et à des niveaux de stress plus bas que la moyenne (Neff, 2018).

 

 Imaginez ce qui suit

Supposons que la compassion est comme de l’eau, cette ressource vitale à notre existence. Vous êtes embauchée pour aller forer des puits en pays sous-développés pour que les femmes et enfants de ces régions n’aient pas à marcher quotidiennement pendant des heures pour avoir accès à quelques litres de cet élément essentiel à la vie. Vous avez soif puisqu’il fait très chaud. Lorsque l’eau jaillira pour la première fois, vous donnerez-vous le droit de vous rafraîchir comme ces gens qui en ont désespérément besoin? Si la réponse est non. Je vous pose la question :

 

Pourquoi ce double standard?

De la bienveillance pour les autres. Et pour soi, aussi. Vous passez vos journées à offrir des verres d’eau aux gens qui vous consultent. Vous vous permettez même d’y ajouter des glaçons et des saveurs quelconques afin que cette eau soit encore plus désaltérante et douce en bouche.

Pourquoi ne pas vous en offrir en retour? Pourquoi vous limitez-vous à remplir simplement votre gourde à l’abreuvoir du coin, dont son eau- en passant- goûte vraiment mauvais et est plus que tiède.

L’autocompassion, c’est notre capacité à répondre aux difficultés que nous vivons avec bienveillance, chaleur et compréhension (Thupten, 2015). Elle a été associée au bien-être, à des taux plus bas de fatigues de compassion et d’épuisement professionnel (Beaumont et coll. 2016) chez des étudiants en psychothérapie. Elle a aussi été positivement associée à la satisfaction dans la vie en général, tout comme à l’espoir (Yang, 2016).

Pourquoi s’en priver? Pensez également à comment vous prenez le temps d’accueillir votre enfant et de le réconforter lorsqu’il en a besoin – et que vous en avez l’énergie, détail important! Imprégnez-vous de cette bienveillance et de cette chaleur réconfortante.

 

 

 

 

 

 

Maintenant, posez-vous la question : est-ce qu’il m’arrive de me réconforter de cette façon, quelquefois?

Si la réponse est oui, vous êtes sur la bonne voie.

Si la réponse est non, il faudra y mettre du temps.
Beaucoup d’amour et de chaleur.
Et si vous y arrivez, ne serait-ce qu’une fois de temps en temps, vous en découvrirez rapidement quelques-uns de ses bienfaits.

 

 

 

 

 

Parce ce qu’avouez que de l’eau tiède, c’est pas mal ordinaire.
Que ce soit pour vos clients, ou pour vous-même.

Offrez-vous donc un peu de douceur.

Vous aussi, vous y avez droit.

 

Références

  • Beaumont, E., Durkin, M., Martin, H., C.J., et Carson, J. (2016). Measuring relationships between self-compassion, compassion fatigue, burnout and well-being in student counsellors and student cognitive behavioral psychotherapists: a quantitative survey, Counselling and psychotherapy research, Mars 2016, 16(1), p.15-23.
  • Gouvernement du Québec (2018). Campagne sur les carrières en santé et services sociaux. [En ligne]. http://www.msss.gouv.qc.ca/ministere/campagnes/carrieres.php, page consultée le 2018.03.18.
  • Neff, K. (2018). Self-compassion. [En ligne]. https://self-compassion.org, page consultée le 2018.03.18.
  • Thupten, J. (2015). N’ayons plus peur; oser la compassion peut transformer nos vies. Paris: Belfond.
  • Yang, Y. Zhang, M. et Kou, Y. (2016). Self-compassion and life satisfaction: the mediating role of hope, Personality and individual differences, 98(2016), p.91

Images

  • Gouvernement du Québec (2018). Campagne sur les carrières en santé et services sociaux.  [En ligne]. http://www.msss.gouv.qc.ca/ministere/campagnes/carrieres.php,  page consultée le 2018.03.18